Comment améliorer sa capacité à prendre des décisions?

Comment améliorer sa capacité à prendre des décisions?

Source : Aloha-coaching

Le thème de la prise de décision est particulièrement important que ce soit dans la gestion d’une entreprise (stratégie, marketing, finance…) que dans notre vie quotidienne car il concerne autant les grandes décisions que les petites. Y-a t-il un modèle pour prendre des décisions plus efficaces ?

On a souvent tendance à penser que l’on sait prendre ses décisions tout seul. Pourtant la psychologie cognitive a montré qu’il n’en était pas du tout ainsi, quelque soit le niveau de compétences et de formation.

Cette problématique m’intéresse tout particulièrement. Ingénieur de formation, j’ai d’abord appris à manier les outils mathématiques avec lesquels j’ai toujours été plutôt à l’aise. Et la décision a longtemps été une affaire de mathématiques…

Pourtant, une fois dans l’entreprise et confronté à la prise de décision, on s’aperçoit vite que tout ne peut pas être aussi facilement mis en équation qu’on vous l’enseigne. Et pour plusieurs raisons.

Les modèles et outils d’aide à la décision

Il existe un grand nombre de modèles, mathématiques ou non, qui servent de support à la prise de décision dans des problématiques bien précises : modèle SWOT, matrice BCG, l’analyse des tendances, loi de Pareto… Quels sont leur utilité ou leurs limites ?

Encore plus limitant, c’est la récolte ou la mesure des informations nécessaires au fonctionnement du modèle. Certaines informations ne seront pas accessibles quand d’autres ne seront connues qu’assorties de probabilités. Comment décider en univers certain et surtout, comment décider en univers incertain ? Et jusqu’où faut-il aller dans la recherche des informations manquantes ?

Enfin, il y a des décisions qui font appel à des critères qui ne sont pas mesurables dans la même unité, qui est l’argent généralement. Ce sont des critères dits « incommensurables »pour lesquelles il existe des analyses dites « multicritères ». Quand utiliser ces analyses ? Et quand ne solutionnent-elles pas de façon satisfaisante tous les problèmes ?

 
La gestion du processus de décision

En définitive, une fois que l’on a fait le tour des modèles et outils exploitables, on en revient à la gestion du processus même de décision qui englobe tout ce que l’on vient d’aborder.

On espère tous être capable de prendre de bonnes décisions et on a généralement assez confiance en notre capacité à le faire. Pourtant un grand nombre d’études terrain en psychologie cognitive (voire en psychologie sociale) ont mis en évidence un grand nombre de biais dits « cognitifs » qui entravent notre aptitude à décider efficacement. Quels sont ces biais ? Et comment apprendre à les éviter ?

Une plus grande maitrise du processus de décision garantirait donc de meilleures décisions ? Oui, mais avant même d’aborder les étapes du processus de décision, il faut savoir de quelle façon on va prendre cette décision.

A plusieurs ou seul ? Dans quelle limite de temps ? Un consensus est-il important ?

Enfin, est-ce que le processus s’arrête une fois que la décision est prise ? Si oui, comment améliorer son processus de décision ? Et si non, que reste-t-il à faire ?

Le décideur face à la décision

Dans cette rubrique, on peut parier que l’on a apprendra plus sur les autres et sur nous-mêmes que sur les choses et la façon d’optimiser leur gestion. Peut-être parce que la décision est une des activités humaines les plus valorisantes et qu’elle ne peut se limiter à des modèles mathématiques ou à des méthodes, si sophistiqués soient-ils.

Et pourtant on peut aussi être sûr qu’une meilleure compréhension de cette activité nous sera de la plus grande utilité, plus que n’importe quelle expertise, et même on ne la maitrise pas comme on le voudrait…

Prendre des décisions en commençant par le plus important

En toute logique, si on doit commencer par un modèle de décision autant commencer par celui qui est le plus important. Le choix de celui-ci pourrait être cornélien mais ce ne sera pas le cas.

Alors, je préviens les critiques, NON, ce n’est pas le plus original de tous ceux que j’ai en stock, mais OUI, c’est bien le plus important et celui qui est à considérer en premier. Pourquoi ?

Parce que c’est un méta-modèle, c’est-à-dire un modèle qui va nous aider à choisir nos décisions, à « cadrer » ces dernières. Ensuite, parce qu’il a le mérite d’être simple et pratique. Tout le monde peut le comprendre.

La matrice d’Eisenhower

Ce modèle est celui d’Eisenhower, un président américain qui s’est distingué dans sa capacité à décider et à gérer son temps. Selon lui, les choses urgentes sont rarement importantes et les choses importantes sont rarement urgentes.

Il a donc popularisé une matrice qui croise le degré d’importance et le degré d’urgence :

matrice-eisenhower

Ce modèle est très connu, et pourtant beaucoup moins utilisé qu’on ne le croit.

La plupart des managers et décideurs ont l’habitude de gérer l’urgence, et selon Peter Drucker, c’est même un des traits de leur personnalité qui leur fait préférer ce type situation. Mais si décider dans l’urgence est une responsabilité de décideur, c’est précisément parce que les conséquences doivent pouvoir être assumées par quelqu’un qui en a l’autorité.

Mais cela ne veut absolument pas dire que le choix fait dans l’urgence est plus efficace que celui qui serait fait en prenant le temps nécessaire. Car les compétences utiles à la prise de décision ne se limitent pas à l’intuition et l’expérience.

Mais comment concilier décision et gestion du temps ? C’est justement l’objet de la matrice d’Eisenhower. Il faut prendre les décisions qui sont dans le cadran « important et non urgent » avant qu’elles ne deviennent urgentes et que cela bride le processus de décision.

Le corollaire est qu’il faut aussi déléguer ou automatiser les décisions appelées à être non importantes et urgentes, et carrément éliminer les décisions non importantes et non urgentes.

Est-ce que vous en êtes là dans votre processus de décision ? Utilisez vous cette matrice à chaque décision ou uniquement pour les décisions importantes ?

Si vous avez répondu oui à cette dernière question, cela implique que vous passez du temps sur toutes les décisions que vous jugez moins importantes… Vous n’êtes pas seul à qui cela arrive. Preuve que l’utilisation de cette matrice ne souffre d’aucune exception.

Moralité : Utilisez la matrice urgent/important avant toute chose et sur chacune de vos décisions.


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